Le métier de vétérinaire est d'abord choisi par amour pour les animaux et l'envie de les soigner ou du moins de limiter leurs souffrances.
Choisir cette vocation, c’est embrasser un métier aux multiples facettes et… se retrouver aussi confronté avec l’évidence de la mort, d'autant plus que la longévité de nos compagnons à 4 pattes est courte comparée à une vie humaine, en moyenne une quinzaine d'années.
❖ Parler de la mort
La relation à la mort est intime et personnelle.
Il est souvent délicat d’aborder ce thème en famille, entre amis, avec des enfants car l’idée de la mort réveille des émotions, elle nous rappelle notre condition de mortel(le)s et elle nous questionne : est-ce judicieux d’en parler maintenant… ou plus tard ?
La fiction est l’une des clés qui permet de libérer la parole, à tout moment de la vie. Ainsi, la lecture de livres ou le visionnage de films (adaptés à la sensibilité et à l’âge du public) peuvent inciter au dialogue.
La fin de vie de l'animal
Quand elle se présente, la fin de vie d’un animal est une période intense qui tisse des relations proches entre les propriétaires d’un animal et l’équipe vétérinaire. Cet espace-temps ne connaît pas de début à proprement parler, il a toutefois bien une fin et il a toutes les raisons d’être vécu avec les familles, en équipe, soudés par un dialogue constructif.
La décision de fin de vie de son animal se fait en concertation étroite avec son vétérinaire, dans la confiance et le respect de la vie, mais sans faire d'acharnement thérapeutique et en pensant d'abord à la meilleure solution pour l'animal, quand tous les traitements ont été mis en place et pour libérer son animal qui souffre et décline.
Comment ça se passe?
Le vétérinaire va d'abord procéder à une anesthésie générale de l'animal, et faire ensuite une injection létale d'un produit qui déclenche un arrêt cardiaque rapide. L'animal part alors en douceur et sans souffrance.
C'est un acte d'amour et de courage, qui doit être ressenti comme une libération de souffrances, quand plus rien ne peut être fait pour guérir l'animal.
Ensuite, votre vétérinaire vous présentera les différentes possibilités pour le devenir du corps de, l'animal après son décès, car il existe plusieurs sortes d'incinération, voire l'enterrer dans certaines conditions.
Quand reprendre un animal dans un contexte de fin de vie
Il n'existe pas de règle absolue suite au décès de son animal et au choix éventuel de reprendre un animal ensuite.
Certaines personnes choisissent de prendre un nouveau compagnon lorsque leur animal actuel devient âgé, voire malade, afin de les aider à passer ce cap.
D'autres personnes préfèrent se consacrer pleinement à leur compagnon vieillissant et en reprennent un autre lorsque la phase de deuil est terminée.
Et enfin, certaines personnes n'arrivent pas à reprendre un nouvel animal car elles sont trop tristes de la perte de leur compagnon..